Imperial 7 décembre 2008
Posted by florimond in Activités.Tags: Eggertspiele, jeu avec une roue, jeu d'investisseurs, jeu de plateau, jeu de stratégie, jeu pour 2 joueurs, jeu pour 3 joueurs, jeu pour 4 joueurs, jeu pour 5 joueurs, jeu pour 6 joueurs, jeu sur l'europe, Mac Gerdts
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Imperial est un jeu de plateau pour 2 à 6 joueurs. Il propose à chaque joueur d’incarner un investisseur dans l’Europe du début du XXe siècle. Le but du jeu est simplement d’avoir le plus de points à la fin de la partie
Mécanisme du jeu
La dernière phrase sur les points vous aura sans doute fait une belle jambe, et fait vous poser la question “mais comment évalue-t-on les points ?” Pour expliquer cela, il faut d’abord présenter les mécanismes du jeu. Le plateau représente six grandes nations européennes (Autriche-Hongrie, Italie, France, Grande-Bretagne, Empire allemand, Russie) ainsi que des territoires extérieurs (“neutres”) qui les entourent (maritimes ou terrestres). Ces nations émettent des obligations qui peuvent achetées par des joueurs. Lorsqu’un joueur est l’investisseur majoritaire d’une nation, il contrôle le gouvernement de cette nation et décide donc des actions de cette nation sur le plateau. Les gouvernements peuvent changer de main en cours de partie. Le plateau contient une piste de score des nations, et la partie se termine lorsqu’une nation arrive au bout de cette échelle. Les points sont alors attribués aux joueurs en fonction de leur argent et des obligations qu’ils possèdent, sachant que plus la nation est avancée sur la piste de score, plus les obligation correspondantes rapportent de points.
Que font les nations ?
À son tour de jeu, une nation peut avancer son pion sur une roue qui indique les actions réalisables. Elle peut ainsi contruire des usines sur son territoire, produire des armées à l’aide de ses usines, déplacer ses troupes pour réaliser des conquêtes de territoires neutres (permettant de taxer) ou occuper des nations ennemies (l’empêchant de produire et de taxer), importer des armées, preléver des impôts (selon la quantité d’usines et le nombre de territoires extérieurs contrôlés), ou payer des intérêts aux possesseurs d’obligations. Cette dernière action possède un effet secondaire, qui est déclenché même lorsqu’une nation ne fait que passer au dessus de la case sans s’y arrêter : un joueur a l’opportunité d’acquérir une nouvelle obligation, ou d’améliorer l’un de celles qu’il possède déjà.
Un jeu à deux niveaux
Les tours de jeu se font donc sur les nations, pas sur les joueurs. Un joueur ne contrôlant pas de gouvernement peut ainsi ne jamais intervenir directement sur le plateau jusqu’à ce qu’il prenne le contrôle d’une nation – tout en étant tout de même en mesure de gagner si les obligations qu’il a valent beaucoup de points. Il y a deux moyens de gagner de l’argent dans le jeu pour les investisseurs : soit toucher un bonus de performance lorsqu’une nation fait mieux à une taxe que lors de sa taxe précédente, soit percevoir des intérêts lorsqu’une nation paie ses obligations. Les fonds contribuent au score final, soit peuvent être réinvestis pour acheter de nouvelles obligations.
Et alors, c’est bien ?
J’adore ! C’est un jeu ”à l’allemande” comme je les aime : les règles sont peu nombreuses, mais le jeu est d’une grande richesse. Il y a beaucoup de stratégies possibles et beaucoup de choix à faire en cours de partie (acquérir plutôt telle ou telle nation, à quel niveau investir, renverser ou non des alliances éventuellement tacites, ou au contraire, attendre patiemment …) J’ai cru comprendre que le concept de la roue pour les actions n’était pas tout à fait nouveau (déjà utilisé par l’auteur dans un jeu précédent, Antike), mais je l’ai trouvé original et adapté. La dissociation pays/joueur permet de nombreux revirements et promet beaucoup de parties différentes. Enfin, sauf si vous commencez avec l’Empire allemand dans une partie à six joueurs, qui parait le seul petit problème d’équilibre du jeu.
Je suis fan aussi.
Par contre, ce qui est vraiment déroutant est justement ce détachement entre le joueur et le/les pays qu’il dirige.
J’ai encore du mal à m’y faire.
Ca ne doit pas être évident d’avoir une conscience dans ce milieu ^^
Et qu’est-ce qui se passe si tu commences avec l’Empire allemand dans une partie à 6 joueurs ? Tu te fais poutrer tout de suite ? Ou au contraire tu es sûr de gagner ?
C’est difficile de se faire poutrer à se jeu, pour une raison simple : on joue bien des investisseurs et pas des nations. Même si on a une nation au départ, rien de dit qu’on le conservera jsuqu’à la fin (sauf si on s’y acharne). En tout état de cause, le joueur qui commence avec l’Allemagne est en général motivé pour aller prendre des parts dans un voisin pour ne pas être que ce beau pays soit cerné d’ennemis (frontières plus ou moins directes avec toutes les autres nations sauf l’Italie).
J’ai essayé St Petersburg, récemment. Ça pourrait te plaire, je pense (si tu ne l’as pas déjà)
Une semaine après, la blonde se réveille… Oh mais dis donc, elle a été prise chez moi cette photo… ^^
Je ne sais que répondre à ce commentaire. J’hésite entre “Oui, elle est collector.” et “Prouve-le !”. En fin de compte, je vais opter pour l’out-sider “Mieux vaut tard que jamais ?”
OMFG. Je sais pas bien pourquoi j’ai retrouvé le chemin de ton blog… ^^
L’existence de ce post a créé une chaîne d’événements à la suite de laquelle je me suis retrouvé en possession d’un exemplaire de ce jeu.
C’est malin, ça.
X11, tu imagines bien que l’on va vouloir savoir quelle est cette chaîne d’événements. Et si tu es satisfait du résultat ou non.
La chaîne d’événements peut se résumer à peu de choses près à ça :
- Tu veux quoi pour Noël ?
- Ben, j’en sais rien.
- Tu sais que tu risques d’avoir une trousse de toilette…
- Hum… attends, j’ai lu un truc sur des jeux qui avaient l’air sympas tout à l’heure…
Une transmission d’adresses et une rupture de stock d’Agricola plus tard, mon destin était scellé.
Pour le résultat, il faudra attendre que j’aie eu l’occasion d’y jouer.
salut, j’ai fait une partie hier, aucun de nous n’avais jamais joué donc personne pour nous donner des indices stratégiques, je suis partie sur l’option de garder une petite nation , de pas trop la développer (juste ce qu’il faut pour pouvoir taxer, prendre des obligations ailleurs sans jamais être majoritaire(pour pouvoir me poser sur la case investor et récupérer un max, ça a pas trop mal marché mais mes camarades m’accusaient de faire de l’anti jeu…étant donné qu’en une partie c’est dur de comprendre toute la stratégie je voulais savoir ce qu’en pense des joueurs plus avertis (je pense que g eu de la chance aussi car aucun des joueurs n’a eu l’idée de me racheter ma nation, qui il est vrai ne payait pas de mine)