Le blog de florimond

Fahrenheit 451

Posted on: 16 septembre 2004

J’ai récemment achevé la lecture du roman Fahrenheit 451 de Ray Bradbury. J’en avais maintes fois entendu parlé, il s’agit d’un classique au même titre que 1984. Le KomiTê ne reculant devant aucun sacrifice lorsqu’il s’agit de faire éclater la Vérité, je me suis attelé à sa lecture afin de vous en dénoncer le contenu.

Petite note culturelle : 451° F est la température à laquelle le papier s’enflamme spontanément, et en voir rapidement le rapport entre le titre et le contenu. Le récit prend place dans une société où les livres sont interdits, car considérés comme source du malheur des gens. Ainsi donc, comme les pompiers n’ont plus à se soucier des incendies d’immeubles (ces derniers étant totalement ignifugés), ils se sont vus confier la tâche de brûler les livres. Guy Montag est un pompier dont la vie va basculer suite à deux rencontres : l’une avec une jeune fille que la société en place considère comme asociale car elle ose poser des questions, l’autre avec une femme qui préférera brûler avec ses livres plutôt que de les voir partir seuls en fumée …

Voilà pour ce que je dirais de l’histoire. En ce qui concerne les thèmes abordés par le roman, on notera une critique vigoureuse de la dictature, et de la censure. Remarquons à cet effet qu’il a été écrit en 1953, période marquée tant par le nazisme que par la chasse aux sorcières pratiquées aux Etats-Unis. On ne peut qu’être frappé par l’omniprésence de la dualité dans le roman : ainsi Montag recontre-t-il la jeunesse, la vigueur, la curiosité en la personne de Clarisse, et désespère en pensant à sa femme Mildred, absorbée par les programmes insipides, bercée par ses coquillages, et dont la vie creuse la pousse au suicide. L’esprit de Montag sera le lieu de la joute entre Faber, ancien professeur d’anglais qui défend (lâchement) les livres et la culture qu’ils véhiculent, et Beatty, le (confiant) capitaine des pompiers, qui défend le système totalitaire en place. Et Montag découvre plus tard que le seul, qu’il considérait toujours d’un oeil fasciné comme un brillant outil de destruction, peut également servir à rester en vie lorsque l’on est seul dans la nuit froide …

En conclusion, ce court roman mérite tout à fait que je lui accorde une seconde lecture. J’ai pris beaucoup de plaisir à le lire et à le décrypter, d’autant le style de l’auteur (ou du moins la traduction qui en a été faite) me convient tout à fait.

Fahrenheit 451, Ray Bradbury, folio SF, ISBN 2-07-041573-2

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